Un cheval qui n'est que galop
Au delà d’un hommage aux travaux d'Etienne Jules Marey, précurseur à la frontière de l’art et de la science, du cinéma et de la biomécanique, qui s’était intéressé de près au galop du cheval, cette « sculpture lumineuse animée » cherche à nous révéler à quel point nous sommes mouvement.
Dans l’action évidemment, nous pourrions chevaucher cet animal, ou être nous même un animal au galop, mais aussi et surtout dans notre perception. Il est impossible de ne pas voir le cheval qui est dans ce vide entre les points, ou plutôt sentir ce galop, groupé, calme sur un terrain lourd. Notre corps le ressent. Ces 18 points suffisent à transmettre la quintessence de ce galop. Pas de formes, pas de matières, pas de couleurs et pourtant il est là, complètement « créé » par notre perception. Immatériel et si présent, si finement unique dans son allure,
Impossible à décrire ou à représenter, c’est face à l’objet que la présence du cheval se dégage et s’impose par son mouvement. Dans ce rapport direct, corporel et mobile.
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